Rochefort/mer, les photos de sa vie, des images de sa culture, des vues de sa nature omniprésente.
L'arrivée, colliers de fleurs et cocktails.
Il faut lire Oumou, à l'occasion du "Festival du Cinéma des Pays du Pacifique sud", titre qui ne décrit en rien cette manifestation bien plus riche que son intitulé, conférences, arts, récits, colloques, c'est donc à cette occasion que j'ai pu découvrir ce qu'était un Umu.
Bien-sur sans en connaître le nom, de nombreux reportages m'avaient déjà montré le rite, mais je n'avais pas retenu l'appellation déjà, et ne savait rien du résultat culinaire obtenu avec cette méthode.
Eééééé bén ! Al és boun, chet menjhalle, oui oui c'est délicieux, mais avant tous ça il y eu l'ouverture des fours !!!!!
Alors pour situer la scène je vais rappeler ce qu'est un Umu, espérant ne pas dire trop de bêtises, ce sont un Wallisien-Futunien, et un Kanak, qui m'ont enseigné la chose, je les en remercie, alors donc notre four, pour commencer il nous faut creuser un trou assez profond pour contenir, la braise ardente, des pavés, la viande et ses légumes du jour, des couvertures de protections et ! Et ! la terre, sans que ça ne fasse un dôme important.
Ça s'éclaire un peu?
Sûrement oui, alors continuons, la nous sommes prés à jeter le bois sec, à allumer, il faudra l'alimenter copieusement pour créer un lit généreux de braises incandescentes, une fois le bois brûlé entièrement, on étale des pierres, qui servirons en fait d'accumulateur de chaleur, et diffuseront cette énergie stocké de façon uniforme et régulière.
Ensuite une grille facilitant la récupération est posée sur les pierres, maintenant la viande de joli cochons farcis ou non, des légumes, Pomme de terre, bananes plantain, igname, manioc, en fait ce que l'on veut.
On protégera le tout avec des feuilles en principe de bananier, la c'était plutôt du laurier, puis les couvertures (plusieurs couches de toile de jute) isolant la nourriture de la terre, disposé avec soin enveloppant parfaitement les victuailles, ensuite la phase ultime, "rebouchage" avec la terre, qui va permettre la cuisson à l'étouffer, pendant 3 heures.
Ça énerve hein!!!!!!!
Et donc c'est a ce moment que j'arrive, invité par la troupe de joyeux drilles, qui allait éventrer le monstre, enfin les ! Car arrivé sur place, ne voyant rien sur ce coin de pelouse détrempé par l'orage, je découvrait ces trois légers dômes presque imperceptibles, le léger halo de fumée qui s'en échappé par moment fut la seule trahison de leur présence.
Presque surréaliste pour un néophyte comme moi, comme si sous la terre grondait le feu d'un mini volcan à l'ouvrage.
Aussitôt, deux des compères se saisissant de pelles commencèrent à éventrer le monstre en sommeille, qui s'empressa de cracher moult fumée, comme dérangé dans sa sieste, des odeurs de fumet, d'épices, de viande, accompagne le souffle du volcan ! Irrésistible!
Avec des gestes précis et délicats, on vit émergé une forme ovale, chaude et fumante, les couvertures de protection mis à nue, le deuxième attaqué par deux autres maîtres de l'Umu, et le troisième à son tour, quand l'ordre de "tirer les couvertures" fut donné, les premiers branchages apparaissent, suivit de prés par l'apparition des victuailles en en premier lieu des cochons.
Un spectacle inoubliable !
Dégagé des trous grâce à des crochets et aux grilles les plats ajouré seront déposé sur des tables pour un tri rapide des légumes qui rejoindront de grandes bassines.
Départ vers la salle ou attendent les convives, découpage de la viande, partage des légumes, le service commence déjà.
Pour l'épisode Umu, l'histoire s'arrête dans l'estomacs ravis d'un publique d'amateurs ou de néophytes comme moi, mais ravis ça c'est certain, mais la suite n'est pas monotone non plus.
Trois artistes, éminents, Tahitien, Australien, Futunien?
Le représentant des terres Kanak.
Des danseuses, de l'assistance se sont regroupées pour une danse rituelle "la danse des femmes" les sons de la musique du rituel résonneront, pour remercier les organisateurs et les participants à cette fête ôôôôô combien coloré, joyeuse, enivrante, je retiendrais de ces peuples plein de choses et tout d'abord leur convivialité qui n'est pas qu'une légende, l'attachement profond à leur culture qu'ils partagent volontiers et défendent farouchement.
La danse des femmes.
Michel, l'initiateur du festival.
Je sais la photo est floue, mais tellement belle !
Et toujours ces sourires, un vrai bonheur !
J'ai appris beaucoup, d'eux, d'abord, mais aussi sur moi, la pauvreté de ma culture, le trésor maintenant et pour l'avenir dont ils sont les gardiens, māuruuru roa, Haere ra ! (merci beaucoup et aurevoir, pas adieu !).