Rochefort/mer, les photos de sa vie, des images de sa culture, des vues de sa nature omniprésente.
Le TIKI !
Ce matin, c'est le Palais des congrès qui sera ma première destination, en passant dans les couloirs je jette une pièce dans le distributeur de café j'ai besoin de ça pour finir mon émersion, il fait clair dehors, un peu moins dans ma tête.
Les festivités du soir résonnent encore, suivit du tri des photos de la veille pour alléger ma carte mémoire, l'autre m'ayant lâché quelques jours auparavant.
Bref ! C'est dans l'auditorium que je m'installe pour le premier film-débat du jour, Tangaloa, de Corinne Bondu.
La maîtresse de cérémonie, Anne-Marie Vernet
Corinne Bondu, réalisatrice.
H.Guiot
La construction d'un catamaran traditionnel en bois cousu, interdit par les autorités religieuse des leur arrivé sur l'île.
C'est à Wallis qu'à lieu ce voyage mystérieux, initiatique, passionnant, un moment sympa.
Le film suivi d'un débat sur "la navigation Polynésienne de peuplement" avec Corinne Bondu et H.Guiot, spécialiste de ce sujet.
L'art du Vanuatu
Vint ensuite un grand moment pour moi en tout cas, le film de Arnaud Hudelot, "Tahiti Pacifique Magazine, une goutte de liberté dans l'océan"
Un reportage sur le journal libre devenu mythique "Tahiti Pacifique Magazine", un magasine comme on aimerait qu'il en existe bien plus, y compris en France.
Un vrai magazine d'investigation, sans complaisance pour le pouvoir en place quelque soit sa couleur politique, un magasine qui oeuvre seulement pour le bien de tous, qui pointe les dérives de systémes depassé, soutenu bien souvent par Paris.
Mais ce magasine c'est avant tout un homme truculent W.Alex Duprel, drôle, un amoureux de ce lointain, un vrai bon gars comme on dirait ici.
Le film est un vrai bijou d'engagement, le réalisateur un génial journaliste, sans complaisance non plus, après 52 mn on aimerait que cela continue des heures, un bouffé d'oxygène stimulante comme un gros lot du loto, inoubliable, Merci Monsieur Hudelot !
Arnaud Hudelot, apres le film.
Il faut vraiment ce procurer ce film, sortira en DVD avec qq bonus, en septembre, édité L'Harmatan video. , et s'abonner à ce journal impossible à qualifier sereinement sans utiliser un dictionnaire de superlatif merci Mr Duprel !
Virginie Grizon, l'attachée de presse, rédactrice du journal du festival entre autre ! Elle est partout !
Le Tiki
C'est dans la coure du musée de l'école de médecine maritime, que je découvre cette impressionnante sculpture, réalisée lors d'un précédent festival.
Comme sortie de nulle part, planté dans le sol, une création née de la mort d'un arbre foudroyé et des outils d'un artiste Kanak.
C'est Regis qui me raconte son histoire, il représente les deux hommes, le noir et le blanc, le bon et le méchant?
Ou la dualité des deux mondes? l'espoir de l'union?
Regiset le Tiki
Mme Sylvette Kaloïé et le Tiki.
Ce qui est sur c'est qu'il est monumental, beau, inquiétant, surprenant, un bout de Caledonie à Rochefort.
J'ai ratais bêtement les films de la journée, pour me consacrer pleinement à l'autre moment qui m'a secoué, la rencontre d'une jeune Tahitienne, et de son hommage à un poète, réalisateur visionnaire, militant de la cause Polynésienne et de son identité, Henri Hiro.
Heinarii Grand, Jean-Raymond Bodin devant l'artiste Henri Hiro
Un poème, de l'auteur traduit et déclamé par le très attachant Jean-Raymon Bodin, fut le prélude à ce qui allait suivre, l'hommage à cet homme qui compte pour de nombreux polynésiens, tous en fait.
Heinarii Grand, c'est le nom de cette jeune femme fascinante, qui parle de cet homme comme d'un père, d'un modèle, un phare dans le brouillard de l'oubli.
Son message est fort, sa voix emprunt d'émotion, son cri profond, j'étais comme hypnotisé, envoûté, c'était grand, sans jeu de mot.
Jean Raymond Bodin
Le publique ne c'est pas trompé, les applaudissements, l'émotion collective était palpable et l'intervention de Vilsoni Hereniko, Directeur de l’Océania Centre of Arts, cultures and Pacific studies à l’Université du Pacifique Sud (USP) de Suva (Fidji), fut presque déjà un hommage, à cette toute jeune auteur naissante.
Je suis vraiment fier d'avoir put être la, dans ce lieu magnétique qu'est la bibliothèque du Musée de l'hôpital de la Marine, merci aux organisateurx d'avoir permis ce moment et au très précieux Denis Roland, Conservateur du musée de la marine.
Merci à tous, Merci Heinarii !!!!
G. Le Roux
Aprés ce moment intense, direction la maison pour un repas rapide, un peu de repos pour le dernier film de la journée, et quel film, primé au festival de Canne, "Toomelah" de Ivan Seen, la realité crue de cette reserve aborigene, un petit garcon y evolue ou plus exavtement y hérre, desabusé malgrés son trés jeune age, bousculé entre delinquance violente, racines perdue, ou pire.
Un film sombre, ou la violence regne, celle d'espoirs impossibles, de perte de repere, d'innocence perdu trop tot, un film fort !
Présenté par G. Le Roux, Ethnographe.
Mme Sylvette Kaloïé
Merci à tous pour cette journée d'emotions fortes !